Lettre à la presse


Docteur Claude TAIEB                                           

Ancien Externe des Hôpitaux de Paris                                     

Ancien Assistant à la Faculté de Médecine

Psychiatre Psychanalyste

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Il est vrai que l'absurdité dont nous voulons vous parler sautera aux yeux de ceux qui ont goûté aux peines et aux charmes du grec et du latin.

 

Mais la chose est tellement énorme qu'elle ne peut pas échapper même à ceux qui ignorent ce qu'est un génitif.

 

Le mot "Dieu", qui est utilisé par les francophones, qu'ils disent  "je crois en…" ou "je ne crois pas en…" est tout simplement le mot "Zeus".

 

Nous vous communiquons joints à cette lettre les documents le prouvant sans aucune hésitation.


(Voir en bas de page Dictionnaire BAILLY)


Il est possible, une fois l'évidence établie, qu'on tente de justifier cet emploi en rappelant la distinction entre signifiant et signifié, ou en se demandant quelles conséquences cela peut avoir et pourquoi je suis à ce point bouleversé.

 

Je vous invite à vous reporter à mes "Carnets" où cette question est largement développée.

 

Ce qu'on peut dire en deux mots c'est que cette aliénation culturelle (cultuelle) entraîne automatiquement des troubles de la raison chez un Juif qui célèbre Hanouccah et la purification après la souillure coloniale grecque et dont les enfants lisent dans la Bible du Rabbinat que c'est "Dieu" qui a créé le ciel et la terre.

 

C'est là, bien évidemment d'une urgence absolue, c'est pourquoi nous nous sommes empressés de vous en faire part.

 

Mais la question, passionnante, polémique, des traductions, est ici illustrée par deux autres  exemples lumineux ou scandaleux.

 

Freud et la Torah, deux sujets qui semblent n'avoir en commun que le fait d'être juifs vont nous aider à entrevoir un peu mieux ce qui se joue derrière la façon dont on traite les textes.

 

Et avant de vous plonger dans ce dossier, voici une question, pour aiguiser votre regard.

 

Lorsqu'on traduit un texte d'une langue dans une autre, que fait-on des noms propres, comment traduit-on Hamlet, ou mieux comment écrit-on, en anglais, Victor Hugo?

 

Ne soyez pas sévères envers la forme. Nous ne sommes pas des professionnels du graphisme ou du web, mais nous pensons que, s'il est vrai que "le message c'est le médium", parfois c'est le texte qui crie.

 

Bien à vous.

 

Paris le 26 septembre 2008

 

 

Claude  TAIEB



PS


Dans le numéro de Tribune Juive du 7 juillet 1994 le Grand Rabbinat en a été averti par un message urgent.


(Dictionnaire grec-français  BAILLY)

Mais je t'ai laissé subsister afin que tu voies ma force et qu'on publie mon Nom par toute la terre.

Exode, chapitre 15, verset 3