Freud et l'hébreu

 
 

Préface à l'édition internet


Cet ouvrage est épuisé. Nous le publions ici sous une autre forme.

Nous avons utilisé au mieux les possibilités nouvelles qu'offre ce support, par exemple en ajoutant des illustrations qui n'existaient pas dans les éditions papier.

EN DEUX MOTS

et non des moindres


 

Ce texte révèle que la traduction française du Moïse de Freud, qui a été publiée en 1948 et qui a été la seule référence pour tout le monde de la psychanalyse francophone pendant près de 4O ans a supprimé la fin de la première phrase.

Ce phénomène, cet oubli, cette censure, cette erreur, qui aurait dû passionner toute la psychanalyse, et bien au-delà de ce cercle confidentiel, est passée inaperçue.

Cette premier fait est déjà troublant. Mais il se redouble, vous le verrez, d'un refoulement si puissant qu'il s'agit peut-être d'un forclusion, à l'échelle d'une culture.

Nous avons émis l'hypothèse qu'il s'agissait là d'un avatar de ce rejet, de ce refus millénaire de "la chose juive".

Un dernier mot pour ceux qui ne connaîtraient pas le texte de Freud. Dans cet ouvrage Freud va essayer de démontrer que Moïse n'était pas juif mais égyptien, ce qui explique pourquoi il commence par cette phrase.

Mais regardez, voici ce que Freud a écrit:








 



































Et voici la traduction de Anne Berman























































Pour ceux qui se méfient des photocopies, voici les originaux






































L'article que nous avons écrit en 1976 signalait qu'il manquait un morceau à cette phrase.

Il n'a provoqué aucune commentaire, aucune réaction.

Ce même article a été repris, par une autre revue en 1985. Toujours, apparemment sans écho.

Mais en 1986 parait une nouvelle traduction












































qui corrige cette erreur, et rend à la phrase son bout manquant:























(Rappel de la version Berman)





























Et c'est là qu'on voit la puissance de ce refoulement, puisque l'éditeur signale que cette traduction vient corriger certaines erreurs de la précédente (d'ailleurs, si ce n'était pas le cas, pourquoi en faire une autre).

Mais pas un mot sur cette phrase et le morceau qui avait disparu, comme si l'effacement d'un "je suis juif" dans un texte de Freud n'avait strictement aucune importance.


Voici cet "avertissement"









































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Signé J.B. Pontalis (nom prestigieux).


Nous avons donc ajouté une postface à l'édition 1994 de Freud et l'hébreu.



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La dernière illustration sera sonore, vous trouverez dans Archives une intervention sur L'imaginaire et la langue dont nous avons extrait ce passage qui concerne notre propos.









Si vous n'entendez rien


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